MANGUIN, La Plaine, Cassis-sur-Mer
Henri MANGUIN (1874-1949)
La Plaine, Cassis-sur-Mer
1913
huile sur toile
100 x 120 cm
Collection du Centre national des arts plastiques- achat de l’Etat français -1916
© CNAP/ François Dugué
La Plaine, Cassis-sur-Mer
1913
huile sur toile
100 x 120 cm
Collection du Centre national des arts plastiques- achat de l’Etat français -1916
© CNAP/ François Dugué
Après le scandale du Salon d'Automne de 1905 qui constitue l'acte de naissance du fauvisme, Henri Manguin reçoit le soutien de nombreux collectionneurs et galeristes, comme Ambroise Vollard ou Eugène Druet. Il participe fréquemment aux différents salons artistiques, en France et à l'étranger.
De 1912 à 1914, Manguin passe ses étés à Cassis, un village de pêcheurs célèbre pour ses falaises abruptes, couvertes de maquis, descendant vers les calanques. La Plaine témoigne de l'évolution du travail de l’artiste. Huit ans après le Salon fauve, il livre une vision plus apaisée des paysages méditerranéens, dans un chromatisme moins marqué.
Le peintre exécute ce tableau Iors d'un séjour en famille à la villa Villecroze pendant l'été 1913 pendant lequel il travaille à de grands paysages dans l'arrière-pays vallonné. Les arbres et buissons verdoyants sont ponctués par les toits de terre cuite des fermes tandis que les chemins sablonneux mènent au pont à arcades qui se dessine dans le lointain. Une étude, conservée en mains privées, précède la réalisation de cette grande toile.
Acheté en 1916 par l'État français au salon de la Triennale, le tableau est déposé au ministère des Affaires étrangères avant de disparaître pendant l’occupation allemande. Acheté par le groupe Bayer au début des années 1950, il est finalement restitué au Centre national des arts plastiques en décembre 2024 et déposé au MuMa.
De 1912 à 1914, Manguin passe ses étés à Cassis, un village de pêcheurs célèbre pour ses falaises abruptes, couvertes de maquis, descendant vers les calanques. La Plaine témoigne de l'évolution du travail de l’artiste. Huit ans après le Salon fauve, il livre une vision plus apaisée des paysages méditerranéens, dans un chromatisme moins marqué.
Le peintre exécute ce tableau Iors d'un séjour en famille à la villa Villecroze pendant l'été 1913 pendant lequel il travaille à de grands paysages dans l'arrière-pays vallonné. Les arbres et buissons verdoyants sont ponctués par les toits de terre cuite des fermes tandis que les chemins sablonneux mènent au pont à arcades qui se dessine dans le lointain. Une étude, conservée en mains privées, précède la réalisation de cette grande toile.
Acheté en 1916 par l'État français au salon de la Triennale, le tableau est déposé au ministère des Affaires étrangères avant de disparaître pendant l’occupation allemande. Acheté par le groupe Bayer au début des années 1950, il est finalement restitué au Centre national des arts plastiques en décembre 2024 et déposé au MuMa.